Georges van Parys (1902-1971)

Compositeur de musiques de film, de chansons et d’opérettes, Georges van Parys a marqué son époque par des mélodies célèbres dans les domaines du cinéma et de la musique populaire.

Pianiste talentueux, il débute au Cabaret « Chez Fyscher » en accompagnant les vedettes de l’époque : Yvonne George, Lucienne Boyer, Gaby Montbreuse entre autres.

En 1927, il signe ses premiers succès au Théâtre avec une série d’opérettes en collaboration avec Philippe Parès : Lulu, L’eau à la bouche, Louis XIV …

Sa rencontre avec René Clair, en 1930, est déterminante au moment où le cinéma connaît un tournant majeur, celui du parlant.  René Clair l’engage pour le premier film sonore musical français Le Million.

C’est un précurseur de la musique au cinéma.

Jusqu’en 1970, il signe près de 350 musiques de films, pour certains devenus des grands classiques du cinéma français :
Circonstances atténuantes, Le mauvais garçon de Jean Boyer, French Cancan de Jean Renoir, Fanfan la tulipe et Nana de Christian-Jaque, Casque d’or de Jacques Becker, Madame de... de Max Ophüls et avec René Clair Les Belles de Nuit, Les grandes manoeuvres, Le silence est d’or ...

Célèbre pour son inépuisable invention mélodique, il compose également un très grand nombre de chansons qui font partie désormais du répertoire populaire français :
C'est un mauvais garçon, Ca s’est passé un dimanche, Comme de bien entendu !, la Complainte de la butte, Un jour tu verras ...

Georges van Parys reste, tout au long de sa carrière, fidèle à ses premières activités et continue à composer des opérettes, des opéras-bouffes et des comédies musicales : La Tour Eiffel qui tue, Tristoeil et Brunehouille, Virginie Déjazet, Minnie Moustache, Une Femme par jour ...
Il signe également la musique de pièces de Jean Anouilh et Marcel Achard : Deux sous de violettes, Voulez-vous jouer avec moâ ? ...


Après 1960 et l’arrivée au cinéma de la Nouvelle Vague, il compose également pour la radio et la télévision. La Demoiselle d’Avignon, en 1970, est son oeuvre posthume.

Vice-Président de la SACEM, sa carrière est récompensée en 1968 par le Grand Prix de la Musique de la Société des Auteurs.